Atelier «Ceintures maraîchères» le 29/08 aux (F)estives de Marlhes

1) Présentation Nous (Jean-Luc et Emmanuel) avons d’abord présenté l’association Relocalisons et ses actions :

Création en 2008, lancement d’un appel à soutien en 2009, sensibilisation sur des marchés, etc.

En Juillet 2010, organisation des 1ères Rencontres de la Relocalisation où plusieurs projets ont été proposés dont une campagne nationale sur les Ceintures maraîchères qui a ensuite été rebaptisée «Ceintures vivrières».

Cette campagne est en préparation et nous avons invité les participants, une bonne quinzaine, à discuter de cette initiative et faire des propositions.

2) Réactions / Discussions

Des situations actuelles de lutte pour préserver des terres vivrières : Certains sont isolés et espèrent un soutien, notamment pour diffuser des tracts pour sur la commune de Legé (44650), pour faire pression sur les politiques. Que les soutiens se fassent connaître !

D’autres témoignent d’actions concrètes de résistance, notamment l’initiative de squatter des terres («Ramène ta fourche !») à Notre-Dame des Landes (près de Nantes) avec le soutien de l’association Reclaim the field.

Des propositions :

– au lieu de focaliser uniquement sur les politiques, inciter les agriculteurs à mettre des terres à disposition pour des cultures vivrières;

– inciter les villes qui ont adopté un agenda 21 à s’engager pour le maintien et l’extension des terres vivrières;

– Planter des arbres fruitiers dans les parcs et développer le jardinage (y compris planter sans autorisation) partout dans les villes (toits, parcs, etc);

– Susciter ou soutenir des associations qui permettent à des particuliers possédant un terrain sans jardin de le mettre à disposition pour le jardinage / mutualiser et partager le matériel de jardinage;

– Mener une campagne d’information avec un argumentaire;

– Evoquer le rachat de terre comme le fait « terre de liens » pour y installer des agriculteurs;

– Lister dans chaque région les terres vivrières à défendre;

– S’opposer à l’interdiction de maraîchage dans les nouveaux lotissements;

– S’opposer aux ZAC et à leur extension;

– Promouvoir le jardinage dans les écoles (maternelles, primaires);

L’un des participants a évoqué le cas de Marseille où l’on doit se fournir dans un rayon de 70 km minimum, ça serait trop loin, mais les animateurs soulignent que comparé à l’importation de produits etrangers, il est préférable d’étendre le rayon à la France entière in fine pour certains produits : c’est nettement mieux et la relocalisation ne veut pas dire l’autarcie.

3) Conclusion

Nous convenons de continuer la préparation de cette campagne via la liste de discussion par internet. 14 personnes laissent leur coordonnées dont 12 adresses e-mail (et 9 nouveaux sur cette liste).

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